Israël le Hamas ont émis des déclarations positives mais vagues concernant le plan de cessez-le-feu approuvé par le Conseil de sécurité de l’ONU. Malgré une pression internationale croissante pour mettre fin aux hostilités, aucune des deux parties n’a formellement adopté la proposition. Présentée le mois dernier dans un discours du président Biden, celle-ci a été approuvée lundi par le Conseil de sécurité par un vote de 14 contre 0.
Un responsable du gouvernement israélien a indiqué dans un communiqué que l’accord proposé permettrait à Israël d’atteindre ses objectifs de guerre, sans préciser si le pays l’accepterait.
Le Hamas, de son côté, a annoncé avoir transmis sa réponse à l’Égypte et au Qatar. Un proche des négociations a déclaré que la contre-proposition du Hamas incluait des amendements au plan de cessez-le-feu, exigeant notamment des calendriers précis pour une trêve permanente et un retrait complet d’Israël. Un responsable israélien a interprété cette réponse comme un rejet de la proposition de Biden, tandis qu’un porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche a affirmé que les États-Unis évaluaient actuellement cette contre-proposition.
Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a rapporté hier que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lui avait assuré en privé son soutien à la résolution. Il a également souligné qu’il revenait à Yahya Sinwar, d’accepter la proposition.
Pendant ce temps, au Liban, le Hezbollah a déclaré qu’un de ses commandants avait été tué hier par une frappe israélienne, alimentant les craintes d’une escalade du conflit dans la région.