Un sénateur français accusé d’avoir drogué un député

Joël Guerriau, centriste représentant une région de l’ouest de la France, fait l’objet d’une enquête car il est soupçonné d’avoir dopé la boisson d’une collègue dans l’intention de l’agresser sexuellement.

Un sénateur français fait l’objet d’une enquête pour avoir dopé la boisson d’une députée avec de la drogue la semaine dernière dans le but de l’agresser sexuellement, a annoncé samedi le parquet de Paris.

Le sénateur Joël Guerriau , 66 ans, centriste de la région Loire-Atlantique, nie ces accusations. Il est accusé d’avoir tenté de droguer Sandrine Josso , 48 ans, qui appartient à un autre parti centriste à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, et qui représente la même zone que M. Guerriau.

Le parquet de Paris a indiqué que M. Guerriau faisait l’objet d’une mise en examen des chefs d’usage et de détention de drogues illicites et d’administration d’une substance psychotrope sans son consentement « en vue de commettre sur elle un viol ou une agression sexuelle », ce qui est passible de la peine capitale . jusqu’à cinq ans de prison et une amende de 75 000 euros. Mme Josso a déclaré aux enquêteurs qu’elle avait quitté le domicile de M. Guerriau peu de temps après s’être sentie malade après y avoir bu une coupe de champagne, et elle ne l’a pas accusé de l’avoir agressée sexuellement ou de l’avoir violée. Les procureurs n’ont pas expliqué le fondement de l’accusation selon laquelle M. Guerriau avait agi avec l’intention de commettre une agression sexuelle.

Laure Beccuau, la procureure de Paris, a déclaré vendredi à la radio RTL que les enquêteurs soupçonnaient que la drogue consommée par M. Guerriau était de l’ecstasy.

Rémi-Pierre Drai, l’avocat de M. Guerriau, a déclaré que le sénateur niait tout acte répréhensible.

« Joël Guerriau n’est pas un prédateur », a déclaré M. Drai dans un communiqué. « C’est un homme honnête, respecté et respectable qui restaurera son honneur et celui de sa famille, aussi longtemps que cela prendra. »

Le petit parti de centre droit de M. Guerriau, Horizons, a indiqué samedi qu’il le suspendait immédiatement et qu’il entamerait une procédure disciplinaire pouvant conduire à son exclusion du groupe.

« S’ils sont confirmés, ce sont des faits très graves », a déclaré le parti dans un communiqué . « Horizons ne tolérera jamais la moindre complaisance face aux violences sexuelles et sexistes. »

M. Guerriau a été libéré de garde à vue après interrogatoire, mais il lui est interdit de rencontrer Mme Josso, a précisé le parquet. Selon la loi française, les agents n’avaient pas besoin de demander la levée de son immunité parlementaire , car il faisait l’objet d’une enquête pour avoir été pris en flagrant délit.